Né en 1938 à Paris, Philippe Biget pratique plusieurs genres littéraires. L’écriture poétique est le plus ancien : six livres parus (poèmes, proses poétiques et textes de chansons), certains accompagnés d’interventions de plasticiens, d’autres traduits en italien et en polonais. Ensuite, un premier recueil de nouvelles a été publié en 2002. Philippe Biget écrit également des textes critiques dans plusieurs revues. Le théâtre l’attire depuis plusieurs années (trois publications, plusieurs œuvres montées ou présentées en lecture). Philippe Biget est aussi le premier traducteur en français de l’auteur américain Stuart Dybek. Enfin, il consacre une partie de son temps à la réédition et au commentaire des œuvres du poète Alain Borne. Ses thèmes de prédilection sont à la fois ceux d’un poète intimiste et d’un citoyen du monde. En 2005, séduit par ses monochromes, il demande à Ewa Dabrowska d'illustrer ses poèmes "Sur les traces de Terpsichore"*.

Philippe Biget

Sa bibliographie

En épilogue à son recueil, il lui dédie ce poème inspiré par ses oeuvres :

Le trait palpite entre forme et mouvement
Qui précède l'autre ?
Savante énigme
Enquête sur l'origine au pays du corps de femme
Brou de noix
sépia de seiche
traces brunes
empreintes terrestres
sur quelles fausses pistes nous entraînez-vous ?
Soudain
la chair s'arrache à la glaise
le corps s'incurve et bondit
dévoile l'impudeur des indices
révèle l'ampleur de la préméditation
La danse crée l'espace

* Dans la mythologie grecque, Terpsichore est la cinquième des neuf nymphes, filles de Zeus devenues muses et compagnes d'Apollon. Elle est l'inspiratrice de la danse.